Bilan de mes lectures pour le Printemps de l’Imaginaire Francophone 2019

En mars dernier, je me suis lancée dans le Printemps de l’Imaginaire Francophone. Et après un début d’année marquée par des lectures pas très excitantes (à part Fire and Blood ❤️) je dois dire que je suis RAVIE d’avoir participé à ce challenge qui m’a fait découvrir des superbes pépites et de nouveaux auteurs. Je réitérerai volontiers l’exercice l’an prochain ! 😄

Ça a été une très bonne expérience en tant que lectrice, et forcément en tant qu’autrice je ne peux que saluer une initiative qui vise à mettre en lumière les auteurs francophones dans la littérature de l’imaginaire – club dont j’ai maintenant l’immense honneur de faire partie.

Pour tout comprendre, retrouvez ici mon article de présentation du Printemps de l’Imaginaire Francophone (PIF).

Bilan du Printemps de l'Imaginaire Francophone 2019


Bilan de mes lectures

Journal d'un marchand de rêves, de Anthelme Hauchecorne

 

Journal d’un marchand de rêves, d’Anthelme Hauchecorne.

Une découverte assez agréable dans le genre dark steampunk, avec l’originalité d’aborder le monde des rêves sous un angle à la fois glauque et haletant. J’en ai fait la chronique détaillée dans cet article.

 

 

Le Baron Miaou, de Nio Bally


Le baron Miaou
, de Nico Bally.

J’ai beaucoup aimé cette lecture ! C’est présenté comme un roman jeunesse, mais ça peut vraiment se lire à n’importe quel âge tant l’histoire est belle et riche d’aventures inattendues. On suit les aventures de Nhadda, une jeune fabricante de masques, qui rencontre le célèbre Baron Miaou et part avec lui à bord de sa roulotte vers Venise pour sauver Maria, la fille du Comte, atteinte d’une mystérieuse maladie lunaire… L’histoire est à la fois prenante et touchante. À travers des personnages très divers, elle aborde la question des apparences, de l’image qu’on renvoie, de celle qu’on cache et de celle qu’on juge. Et tous les masques de Nhadda (chacun correspondant à un chapitre) sont encore plus incroyables que ceux de Venise !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire ma critique sur Babelio.

 

Le déni du maître-sève, de Stéphane Arnier


Le déni du maître-sève
, tome 1 des Mémoires du Grand Automne, de Stéphane Arnier.

Une très belle découverte dans un univers végétal plein de poésie et dont l’écriture m’a fait penser à Robin Hobb (c’est vous dire). L’auteur nous emmène dans le monde des Arbres-Mères, où chaque peuple est intrinsèquement lié à l’Arbre gigantesque qui lui a donné vie. Ainsi, le peuple Alkaya a le pouvoir de manipuler les vents. Jour après jour, les sèvetiers alkayas s’affairent à entretenir l’arbre, à accompagner les couples qui souhaitent enfanter dans les chambres fécondes, et à se défendre contre la terrible menace des pucerons cendrés. Mais voilà qu’un jour, un bourgeon à peine né se met à venter… (Ma critique détaillée est accessible ici).

La colère d'une mère, de stéphane Arnier

 

J’ai tellement aimé ce roman que j’ai directement enchaîné avec son tome 2 : La Colère d’une Mère

 

 

 

Le Pacte des Frères, de Stéphane Arnier

 

 

…Et j’ai tellement aimé ce tome 2 que j’ai directement enchaîné avec le tome 3 : Le Pacte des Frères ^^

 

 

…Et comme j’aimais toujours autant mais que le tome 4 n’est pas encore sorti, j’ai interviewé Stéphane Arnier !

L'Elixir d'oubi, Paris des Merveilles, de Pierre Pevel

 

L’Elixir d’oubli, tome 2 du Paris des Merveilles, de Pierre Pevel.

Du bonheur en barre dont on déguste chaque page, chaque personnage, chaque dialogue mordant. C’est vraiment ma série préférée de Pierre Pevel. Si vous ne connaissez pas, imaginez :

 

Des chats.

Ailés.

Qui parlent.

Avec un accent british.

Et lisent en dormant sur des bouquins.

Franchement, qu’est-ce que vous attendez ?

Si cette accroche vous attire, cliquez ici pour acheter L’Elixir d’oubli d’occasion chez Momox (ceci est un lien affilié : je toucherai une petite commission si vous achetez le livre, mais vous n’aurez rien de plus à payer.

Gingo

 

Gingo, de Sarah Cohen-Scali.

Cette lecture a été assez intrigante par son sujet (ou plutôt ses sujets), par sa structure, et par sa fin. Il s’agit d’un roman dystopique qui imagine un avenir où, pour une partie de la population, toute la vie est contrôlée par des intelligences artificielles encore pudiquement appelés « Assistants ». Pour l’autre, c’est la déconnexion totale. C’est aussi l’adoption d’enfants handicapés mentalement, dont Gingo, un petit bonhomme que sa mère va aimer envers et contre tout. La structure du roman met d’abord le projecteur sur un sujet, puis sur l’autre, avec une transition assez abrupte (mais finalement, comme beaucoup de choses dans cet univers, donc pourquoi pas). La fin ne m’a pas tout à fait convaincue, mais je garde néanmoins un bon souvenir de cette lecture éclairante.

Et devinez quoi, j’ai aussi fait une critique sur Babelio 😉

 

Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski

 

Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski.

J’ai absolument adoré ce recueil de huit nouvelles situées dans l’univers de Gagner la guerre, que j’avais dévoré l’an dernier. Et pourtant d’habitude, je ne suis pas fan des recueils de nouvelles. Le fait de toutes les situer dans un espace géographique unifié, avec des repères de lieux et de temps, m’a permis de mieux m’immerger dans toutes les histoires.
Et je me suis rendue compte que Jaworski était loin de limiter son talent à des aventures politiques comme celle de Gagner la Guerre : dans ce recueil, il explore une palette ahurissante de genres et de thèmes. Impérial dans Janua Vera, comique dans Jour de guigne, romantique dans Le Conte de Suzelle… On retrouve même cette canaille de Don Benvenuto Gesufal dans Mauvaise Donne ! Le tout dans un univers qui laisse penser que Jaworski a encore mille histoires sous le coude.

Vous souhaitez plonger dans l’univers de Jaworski ? En cliquant ici, vous pouvez vous procurer Janua Vera à petit prix (lien affilié).

 

Même pas mort; de Jean-Philippe Jaworski

 

Même pas mort, de Jean-Philippe Jaworski, tome 1 de Rois du Monde.

Encore une sacrée surprise que ce roman qui nous envoie chez les peuples gaulois ! Cette fois, j’ai eu un peu plus de mal à démarrer ma lecture, perdue que j’étais entre les noms inconnus (Turons, Bituriges, umbo, ambactes, Ambrones, Gallicènes… euh, quoi ?) et la dimension mystique de l’histoire. Emportés par la fièvre d’un enfant agonisant, on multiplie les aller-retours dans le temps et dans l’espaces, les frontières de la réalité se brouillent, on ne sait plus si on suit un conte, un rêve ou un récit « réel ».
C’est aussi un univers extrêmement viril et guerrier, avec moult défis, bravades et concours d’insultes, qui ne sont pas ce que je préfère. Malgré tout au fil du texte, j’ai finalement apprécié cette poésie et cet univers antique qui sont vraiment dépaysants. Je suis curieuse de connaître la suite de cette saga, et je pense que j’apprécierai encore plus ce premier tome à la relecture. En attendant, ça m’a clairement appris des tas de choses sur les peuples gaulois et leurs traditions !

 

recueil de nouvelles steampunks Gentlemen Mécaniques, des éditions de l'instant

 

Gentlemen mécaniques (suite et fin).

Voici un recueil de nouvelles steampunk avec lequel, typiquement, j’ai eu un peu plus de mal qu’avec Jaworski 😉 Je l’avais entamé l’an dernier, mais le fait de changer d’auteur donc de varier radicalement l’univers et le style au bout de quelques pages est un exercice que je trouve assez fatigant. Le PIF a donc été l’occasion de venir au bout de ma lecture avec notamment deux nouvelles francophones : Ngurumpii, de Sylvain Lamur, et Fly me to the moon, d’Emmanuel Chastellière (l’un des créateurs du site Elbakin.net). Je dois dire que j’ai généralement du mal à me faire un avis sur des textes aussi courts. J’ai davantage accroché au second avec son univers de base martienne et de maison close, même si je regrette justement qu’il n’ait pas été davantage exploré.

 

Les mystères de Larispem, de Lucie Pierrat-Pajot

 

Les mystères de Larispem, de Lucie Pierrat-Pajot.

(Cette lecture ne compte pas tout à fait dans le challenge, puisque je ne l’ai pas encore terminée.)

J’ai acheté ce livre au salon Livre Paris après avoir assisté à une conférence de l’autrice, dont c’est le premier roman. L’histoire nous emmène dans un Paris où la Commune de 1870 aurait triomphé, et où les bouchers et leur jargon tiendraient le haut du pavé (jargon dont j’ai découvert qu’il était parfaitement authentique et qu’il nous a donné des mots comme « loufoque » ou « en loucedé »).
Je n’ai pas encore terminé ma lecture mais l’histoire est prenante et l’univers offre une grande richesse de détails ! Ce Paris/Larispem à la fois familier et très étrange offre un cadre steampunk vraiment intéressant.

 

Bilan du challenge

Voyons maintenant mes résultats ! J’ai lu 10 livres si on compte Janua Vera et Gentlemen Mécaniques comme un tout, et 18 si on compte les nouvelles séparément. Je suis donc soit « Alchimiste Méticuleuse » soit « Bibliothécaire Céleste » ! 😄

Et voici les défis spécifiques que j’ai relevés :

  • Lire un-e auteur/-trice européen-ne francophone qui n’est pas français-e >> KO, je n’ai lu que des auteurs français
  • Lire un-e auteur/-trice canadien-ne francophone >> KO
  • Lire un livre en rapport avec le printemps ou qui vous fait penser au printemps (par un titre qui rappelle le vent ou la nature ; l’histoire qui se passe au printemps ; la couverture avec de la nature ou des fleurs…) >> Le Déni du Maître-Sève
  • Lire un livre d’au moins 500 pages >> Je n’ai pas vérifié mais il me semble que c’est KO
  • Ne lire que des romans et des nouvelles (c’est-à-dire pas de livres illustrés tels que des albums, des BD, des manga, etc.) >> OK (pourtant ça ne m’aurait pas dérangée !)
  • Lire un livre autoédité >> (et même plusieurs) Le Baron Miaou, Mémoires du Grand Automne
  • Lire un livre d’une petite maison d’édition >> Gentlemen Mécaniques, aux éditions de l’Instant
  • Lire un récit avec un personnage principal féminin >> Le Baron Miaou, La Colère d’une mère, Gingo, Le Conte de Suzelle
  • Lire un livre écrit par une autrice >> Gingo
  • Continuer/Terminer une série >> L’élixir d’oubli
  • Lire une relique de votre PAL >> il y en a beaucoup ! J’évoquais Journal d’un marchand de rêves et Gingo dans cet article, Le Baron Miaou dans celui-là, et ça faisait depuis 2017 que j’attendais de lire Même par Mort et la suite du Paris des Merveilles
  • Lire un livre d’un auteur ou d’une autrice que vous avez découvert-e au cours du challenge (Dans les PAL ou les suggestions des autres participant-e-s, par exemple) >> KO, j’avais l’œil sur tous ces livres depuis un moment
  • Se faire choisir un livre dans sa PAL au hasard ou par une autre personne >> KO (mais je ferai peut-être l’exercice l’an prochain)
  • Lire un classique de la SFFF francophone >> Je pense que Pierre Pevel et Jean-Philippe Jaworski se qualifient sans trop de souci
  • Lire un livre en rapport avec le folklore celte/breton/gaulois (par exemple : réécriture de la matière de Bretagne ou des contes et légendes de nos contrées ; des récits qui parlent de fées, de druides, de dieux et déesses celtes,…) >> J’avais oublié l’existence de ce défi mais Même pas mort me permet de le remplir !
  • Partager au moins un avis de lecture ailleurs que sur le groupe (sur votre blog, votre mur FB, sur Twitter, sur une bibliothèque en ligne, sur un site de vente…) >> 1 chronique sur mon blog et quelques unes sur Babelio
  • Convaincre une personne de lire au moins un livre d’Imaginaire francophone alors qu’elle n’en lit pas d’ordinaire (du francophone) ou pas souvent >> Mes parents, et une bonne partie des personnes de mon entourage qui ont lu mon roman Le Page de l’Aurore 😉 (même si j’avoue que ce n’était pas spécialement lié au PIF)

Un beau palmarès pour une première participation, non ?

Et mes objectifs pour l’an prochain me semblent tous tracés ! La prochaine fois, je m’organiserai un peu mieux pour repérer davantage d’auteurs non français, davantage d’autrices, et au moins un pavé. 3 mois, c’était vraiment une bonne durée : ça m’a permis de faire de nombreuses découvertes sans me forcer à lire trop vite, et en même temps je suis contente maintenant de retrouver d’autres genres et d’autres nationalités. Mais je n’attendrai sans doute pas 2020 pour relire de l’imaginaire francophone.

Tant de livres, si peu de temps !

10 commentaires sur “Bilan de mes lectures pour le Printemps de l’Imaginaire Francophone 2019

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  1. Ah les Mémoires du Grand Automne j’avais un ami du club de kendo qui le lisait y a deux ans (le tome 2) et me l’avait conseillé ! Je suis bien tentée de lire cette saga vu que tu l’as maintenant en plus ^^
    Grâce à toi j’ai plein de nouveaux titres. Je suis incroyablement tentée par « Journal d’un marchand de rêves » et « Le Baron Miaou »
    Décidément Jarowski m’intrigue de plus en plus et la liste de livres s’allonge avec lui. Pierre Pevel c’est impératif que l’année prochaine je m’y mette. Ensuite « Gingo » et « Gentlemen mécaniques » me rendent curieuses quant à leur résumé ou leur titre que je les garde dans un coin.

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  2. Un article que je vais garder dans mes favoris ! Plusieurs titres me font vraiment de l’œil : Gingo pour son intrigue intrigante, Même pas mort pour son univers gaulois qu’on ne trouve pas souvent en littérature ou encore Le déni du maître-sève dont je file lire la chronique plus détaillée ! Je découvert ce challenge alors qu’il est terminé, mais ça me permet de rajouter plein de titres à ma PAL !

    Aimé par 1 personne

  3. Peveeeeeeeel ❤ J'ai tellement adoré le Paris des Merveilles, il faut vraiment que je les relise.
    C'est un beau bilan, en effet ! J'ai déjà le Baron Miaou dans ma PAL grâce à toi 😉 Je pense que je ne vais pas tarder à enchaîner sur les autres oeuvres de Jaworski après Gagner la guerre. Mais je suis bien tentée aussi par la saga de Stéphane Arnier (dont tu m'avais déjà dit beaucoup de bien), et par Journal d'un Marchand de Rêves.
    (Trop de livres à lire, décidément)

    Aimé par 1 personne

  4. Joli bilan. En espérant te voir sur le groupe l’année prochaine pour échanger nos lectures et nos avis. 🙂
    Tiens, Le déni du Maître-Sève est le dernier livre lu durant mon challenge (je suis en retard pour ma chronique par contre ^^). Même si certains points de ce premier tome ne m’ont pas convenus, ça ne m’étonne pas que tu aies enchaîné avec la suite. La société des Alkayas et l’univers développé autour des Arbres-Mères sont intrigants, et j’imagine qu’on en apprend davantage par la suite. 😉

    Aimé par 2 personnes

    1. Oui, la suite apporte une profondeur insoupçonnée à l’univers, j’ai trouvé ça intéressant 🙂
      Je participerai au groupe avec grand plaisir l’an prochain, j’étais déçue de ne le découvrir que cette semaine, ça m’aurait plu de pouvoir échanger avec vous tout du long

      Aimé par 1 personne

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