Ecriture : Le complexe du manque d’idées

J’ai l’impression que la majorité des écrivains ont des myriades d’idées d’histoires plein la tête, et que leur principal problème est d’arriver à en choisir une, de l’écrire, et d’aller jusqu’au bout d’un roman. Qu’ils ont suffisamment de projets pour les 200 prochaines années.

Je les félicite pour cette créativité. Clairement, je ne suis pas des leurs.

Ecriture : le complexe du manque d'idées

Bonjour, je m’appelle Astrid, et je suis une romancière qui manque d’imagination.

 

En quoi consiste le complexe du manque d’idées ?

Quand je dis ça je me fais généralement reprendre par des gens qui s’esclaffent en disant : « Toi, pas d’imagination ? Alors que tu écris un roman de fantasy ? Lol ! ».

Laissez-moi donc clarifier mon propos : certes, je peux avoir de l’imagination pour développer les détails d’un univers, pour créer des personnages et écrire des dialogues. Mais je n’ai pas beaucoup d’idées d’histoires, d’intrigues. Vraiment pas beaucoup. C’est d’ailleurs là-dessus que je me prends la tête pour chacun de mes romans : l’intrigue du Page de l’Aurore peut être considérée comme déroutante avec son long début et sa longue fin, celle de Météorites est une espèce d’Hydre de Lerne qui fait pousser une nouvelle tête tous les trois jours, et je ne suis pas bien sûre que Féeries en ait une.

Et voilà, ce sont mes trois projets de roman. Je n’ai absolument aucune idée de ce que je pourrais écrire après ça. Je ne suis même pas sûre d’avoir suffisamment de choses à raconter pour faire vivre l’univers de Fééries. Et ça m’angoisse.

(Je sais qu’il ne faut pas se comparer aux autres mais) je suis béate d’admiration quand je traîne sur les réseaux sociaux et que je vois des gens proposer des brassées d’idées d’histoires originales et fascinantes. Regardez par exemple ce post avec des idées géniales pour donner plus de place aux prothèses en fantasy. Ou celui-ci, encore en mode fantasy, sur la façon de détourner les clichés pour les créatures magiques. Toutes ces propositions me donnent vraiment envie de lire des histoires sur ces thèmes. Mais comment font les gens pour avoir autant d’idées ?

 

Comment avoir davantage d’idées de romans ?

(Je précise avant toute chose que je n’ai pas la réponse à cette question, c’est plutôt moi qui vous la pose !)

On conseille souvent aux écrivains d’avoir toujours un carnet et un crayon sur eux pour pouvoir y noter toutes les idées qui leur viennent spontanément dans la journée. J’ai bien un carnet dans mon sac, mais des idées ? OK, parfois je réfléchis à un de mes romans en cours pour me noter une réflexion sur un personnage ou un événement. Mais je n’ai jamais de nouvelle idée d’histoire. La seule qui me soit venue à l’esprit ces derniers temps c’est qu’il faudrait un jour que j’écrive une histoire avec des dragons, puisque j’adore en lire, mais avec des dragons qui se comportent différemment des clichés. Voilà, c’est tout, mon histoire en est là.

Ah, et j’aimerais bien écrire un roman historique aussi. Mais sur quoi ? Allez savoir !

Bon, la bonne nouvelle c’est comme je mets un temps infini à rédiger mes romans, je n’ai aucune urgence immédiate à trouver l’inspiration. Mais je suis très gênée par cette situation, j’ai vraiment l’impression d’être une autrice en carton.

 

Et vous, quel type d’écrivain êtes-vous ? Comment vous viennent vos idées d’intrigues ? En avez-vous beaucoup ?

 

Crédits image : des pages blanches par Dana Marin on Unsplash

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18 commentaires sur “Ecriture : Le complexe du manque d’idées

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  1. Je note toutes mes idées dans des carnets, et je n’y pense plus. Quand vient le temps d’écrire un nouveau roman, je réfléchis d’abord à ce que j’ai envie d’écrire, à ce que j’ai envie de partager. Puis je regarde les idées, je vois lesquelles peuvent être développées. Les idées ne sont que ça, des idées, et absolument pas des intrigues de roman : souvent, je combine plusieurs idées pour créer une intrigue.
    Peut-être que, avant de chercher des idées, tu pourrais te pencher sur des personnages, et ce sont eux qui te guideront vers leurs aventures ?

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    1. C’est intéressant comme façon de voir les choses 🙂 concernant les personnages, je crois que j’ai du mal à me projeter dans de nouveaux personnages tant que je ne suis pas allée au bout de l’histoire que j’écris. En tout cas, ça fait très longtemps que je n’ai pas imaginé de nouveau personnage en dehors de mes romans en cours

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      1. J’ai suivi un cours en ligne, donné par une université anglaise Start writing fiction (j’étais curieuse, même si je n’en suis pas à mes débuts), et ils disaient qu’il est plus facile de commencer un récit avec des personnages qu’avec une idée.
        Pour ma part, je ne fonctionne pas comme ça, mais c’est peut-être une piste à explorer pour toi… 🙂

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  2. Tu n’es pas une autrice en carton ❤

    J'ai plutôt l'impression d'avoir le syndrome inverse. Des idées d'histoires, j'en ai déjà eu à la pelle par le passé, mais aucune que je n'ai réussi à mener à son terme. J'ai semé depuis l'enfance une quantité de cadavres de débuts d'histoires inachevées sur ma route, parce que mes idées ne constituaient pas forcément des intrigues intéressantes, et que je finissais toujours par aller voir si l'herbe n'était pas plus verte ailleurs. Au final, mon projet S. est le premier sur lequel j'arrive vraiment à construire quelque chose et à avancer 😉

    De l'autre côté de la balance, tu en viens aussi à te déprécier et à te dire qu'un véritable auteur/autrice, c'est une personne qui est capable d'aller au bout de ses projets envers et contre tout. Et ça, c'est quelque chose qui te caractérise bien je trouve (et que j'admire chez toi !)

    Bref, je pense que dans un cas comme dans l'autre, il faut parvenir à une forme d'équilibre. Savoir capitaliser sur chacune de ses idées, les exploiter et les faire mûrir quand elles viennent moins facilement, ou au contraire apprendre à les canaliser et à ne pas se laisser distraire – quitte à les garder dans un coin de carnet pour plus tard 🙂

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    1. (Haha le projet S. 😉) au vu des réponses que je reçois, je crois qu’assez peu de gens parviennent à cet équilibre au final, c’est assez rassurant. Capitaliser sur ses idées comme tu dis, c’est ce qui me pose le plus de souci. Peut-être que je devrais faire l’exercice de temps en temps de creuser les quelques vagues bouts d’idées qui me viennent pour voir s’il n’y aurait pas des intrigues à en sortir (quitte à les rattacher à un projet en cours)
      En tout cas merci ♥️

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  3. J’ai toujours des nouvelles idées d’histoire, mais le problème c’est que j’ai beaucoup d’idées pour les débuts et fins, mais en ce qui concerne les « péripéties » entre les deux extrêmes, ça bloque ou je finis par trop résumer, ce qui fait qu’au final c’est jamais assez pour en faire un roman. J’avais l’idée d’un assez gros projet pour une fois, j’avais rédiger le début, j »avais pas mal avancé dans le développement également, puis j’ai eu une « illumination » pour la fin que j’ai voulu rédiger directement. Grosse erreur: comme j’avais « terminé » mon roman, j’ai eu la flemme de continuer tout ce qu’il y avait entre 😥

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    1. Aïe, oui c’est vrai que parfois c’est difficile de se motiver à faire l’exercice jusqu’au bout … 😕 Tout dépend d’à quel point tu as envie de partager tes histoires. Après tout, l’important c’est de se faire plaisir.

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  4. Perso j’utilise toujours deux techniques pour trouver des idées :
    1) J’applique tout ce que je vois à mon univers. C’est comme ça que j’ai crée une société secrète implantée dans les hôpitaux et dont le but est de soigner les créatures fantastiques. Je suis juste allé dans un hôpital et je me suis dit « eh, ça serait sympa d’avoir un hôpital moderne, mais avec de la fantasy ». Et je fais ça avec tout.
    2) Je parle de mes univers et de mes idées avec ma copine. Ensemble, on mélange nos idées, et ça en crée de nouvelles, qu’on peut à nouveau modifier, et cela à l’infini. Bien sûr le but ensuite c’est de trier, mais on apprends à créer nos personnages et des fois on a des idées qui apparaissent comme ça sans prévenir et c’est génial.

    En tout cas super article, j’ai beaucoup aimé !

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  5. J’ai beaucoup d’idées, mais rarement des idées qui peuvent se développer en intrigues intéressantes. Je dirais qu’avoir une idée, c’est le plus simple, et tu y arrives certainement aussi ; ce qui est plus compliqué et qui peut bloquer beaucoup de gens, c’est de développer ces idées suffisamment pour en faire une histoire. Et là, c’est simple : toutes les idées, même celles qui nous paraissent excellentes, ne font pas de bonnes histoires. Parce qu’une histoire avec une intrigue, ce n’est pas juste « une idée ». Avoir une idée, c’est vraiment la partie la plus simple !
    Mes idées me viennent souvent en petites scènes. Il y en a beaucoup, je suis du genre rêveur x) Mais je sais que je n’écrirai pas sur toutes. Même si elles me plaisent, j’ai appris à prendre du recul et à analyser l’idée pour ce qu’elle peut valoir ; et souvent, elle a beau être intéressante pour moi, je sais reconnaître que ce n’est pas une bonne idée d’histoire. Mais sur le moment, peut-être que l’enthousiasme est trompeur ! x)
    Si je peux donner un conseil : se dire « je veux écrire une histoire sur ça » est déjà un bon début ! Laisse-toi le temps de la réflexion, je pense que si tu en as vraiment envie, les idées viendront. Tu as bien réussi avec 3 histoires jusque là, non ? En tout cas les 3 que tu mentionnes dans cet article, tu as sûrement écrit d’autres choses, des petites choses, des fanfictions peut-être ? Bref, ne te décourage pas de ne pas avoir d’idées. Tout le monde a des idées. Et parfois, ça demande un petit temps de maturation. ^^ Laisser mijoter. Si tu veux écrire une histoire de dragons, tu finiras bien par l’écrire !
    Pour le récit historique, peut-être as-tu commencé par voir sur quelle période historique tu en connais le plus ? J’imagine que ça demande beaucoup de recherches de toutes façons, mais en commençant à te renseigner sur la période, tu vas découvrir plein de choses qui t’inspireront sûrement. 🙂

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    1. Oui tu as raison, ce sont bien les idées d’intrigues qui posent plus de problème. Et sur les fanfictions effectivement j’en ai écrit un certain nombre, mais souvent sur un format court où je peux me focaliser sur la description d’une scène du point de vue de quelqu’un, ou sur l’évolution psychologique d’un personnage, sans spécialement creuser l’intrigue autour … Cela dit tu fais bien de me le rappeler, ça n’est pas rien tout de même !
      Merci pour ta réponse détaillée en tout cas 😊

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  6. Bonjour Astrid, je ne laisse pas beaucoup de commentaires mais je lis tous tes articles depuis quelques temps et j’en profite pour te dire merci !
    Je suis un peu comme toi, je n’ai pas dix mille idées de roman à la seconde, et si ça a pu me questionner maintenant je me dis que c’est plutôt un avantage ! Ça évite la tentation d’abandonner un projet en cours 🙂 et puis quelque part ça enlève de la frustration (celle de pas avoir le temps de mettre en œuvre toutes ces idées !).

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