Conseils d’écriture de professionnels #2 : Stephen King

Après la série de conseils divers et variés proposés par James Scott Bell, j’aimerais aujourd’hui revenir sur ce que j’ai retenu du bien nommé Écriture de Stephen King. Comme précédemment, je ne ferai pas ici un résumé complet du livre mais seulement des points qui m’ont le plus parlé.

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La thèse de l’auteur est la suivante :

« S’il est impossible de faire d’un mauvais écrivain un écrivain compétent, tout comme il est impossible de faire un grand écrivain d’un écrivain compétent, il est en revanche possible, avec beaucoup d’efforts, de sacrifices et d’aides arrivant à point nommé, de faire un bon écrivain à partir d’un écrivain simplement compétent« . Je vous laisse déterminer dans quelle catégorie vous vous positionnez …

Conseils d'écriture de Stephen King dans "Mémoires d'un métier"

A savoir avant de lire ce livre

Une parenthèse pour commencer, au cas où vous envisagez d’acheter de ce livre et/ou de le lire. J’ai été assez surprise par son contenu, parce que je m’attendais à trouver grosso modo une liste de conseils comme avec James Scott Bell, alors que pas du tout. Toute la première partie du livre est consacrée à Stephen King qui raconte sa vie. Ce n’est pas inintéressant, puisqu’il expose comment il en est venu à écrire et, à force d’efforts et de persévérance, à avoir du succès malgré des conditions de départ pas évidentes du tout. Bref, pourquoi pas, mais ce n’était pas du tout ce que je m’attendais à lire et il y a pas mal de références culturelles qui sont difficiles à saisir si on n’a pas vécu dans les années 70 aux États-Unis, donc j’avais hâte d’arriver à la suite. Tous les conseils qui sont donnés ensuite sont également mis en contexte avec des tranches de vie de Stephen King qui s’y rapportent. J’avoue que je n’avais pas forcément besoin de l’histoire de son oncle Oren qui remplace une moustiquaire pour comprendre le concept d’une boîte à outils.

Un autre souci dans les conseils qui sont donnés est qu’ils sont donnés, forcément, en anglais à la base, et que soit la traduction ne rend pas bien le ton voulu, soit ce sont des remarques qui n’ont de pertinence qu’en anglais (par exemple, ça vous fera une belle jambe qu’un des experts cités par King réprouve les phrases qui commencent par « Along these lines »). Mais à part ça, le livre donne quelques bonnes leçons qui méritent réflexion.

Je cite tout de même son avant-propos qui ne manque pas de sel :

« Ce livre n’est pas bien long, pour la simple raison que la plupart des livres qui parlent d’écriture sont plein de conneries. Les romanciers, moi y compris, ne comprennent pas très bien ce qu’ils font, ni pourquoi ça marche quand c’est bon, ni pourquoi ça ne marche pas quand ça ne l’est pas. »

Amen.

Passons aux conseils.

Le vocabulaire

Pour lui, il faut faire avec ce qu’on a et ça ne sert à rien de faire un effort conscient pour améliorer son vocabulaire. Il s’améliorera tout seul à force de temps et de lectures. Si on a l’habitude d’utiliser des mots simples et courts, ça fera toujours un drôle d’effet quand on se mettra à chercher des mots à rallonge dans le dictionnaire. Il vaut mieux utiliser le premier mot qui vient à l’esprit pour rester naturel.

Je suis d’accord qu’il vaut éviter d’avoir un langage trop ampoulé pour se donner un genre ; en revanche quand on se met à écrire de la fantasy à tendance médiévale ou Renaissance, il faut tout de même adapter son vocabulaire aux standards de l’époque.

L’adverbe n’est pas un ami

« Avec l’adverbe, l’écrivain trahit le fait qu’il craint de ne pas s’être exprimé avec clarté, d’être passé à coté de ce qu’il voulait souligner ou du tableau qu’il voulait esquisser. […] J’estime que la route menant en enfer est pavée d’adverbes ». En bref, l’usage de l’adverbe est un aveu d’échec. Ça signifie qu’on n’a pas utilisé les bons mots, ou qu’on n’a pas assez clairement introduit la scène. Si on prend la phrase : Il referma brutalement la porte, ce brutalement n’est pas forcément nécessaire. On aurait pu écrire Il claqua la porte ou, mieux, utiliser le contexte qui précède pour éclairer le lecteur sur la façon dont le personnage va refermer la porte. Bien sûr, King ne demande pas de supprimer tous les adverbes de votre texte mais de garder l’œil ouvert pour éviter qu’ils ne se multiplient comme des mauvaises herbes.

Il faut être encore plus prudent quand on utilise les adverbes dans le cadre d’un dialogue, parce que ça peut vite devenir lourd si vous associez un adverbe et un verbe déclaratif : dire, crier, demander, etc. Ça ne vaut pas mieux si vous utilisez des verbes déclaratifs trop alambiqués pour compenser l’absence d’adverbe, d’ailleurs. Pour illustrer, vous pouvez comparer :

« Pose-le ! » cria-t-elle.
« Rends-le-moi, supplia-t-il, il m’appartient. »
« Ne soyez pas idiot, Jekyll », dit Utterson.

et :

« Pose-le ! » cria-t-elle agressivement.
« Rends-le-moi, supplia-t-il abjectement, il m’appartient. »
« Ne soyez pas idiot, Jekyll », dit Utterson dédaigneusement.

et encore :

« Pose ce revolver, Utterson ! » grinça Jekyll.
« Continue de m’embrasser ! » hoqueta Shayna.
« Espèce de sale allumeuse ! » éructa Bill.

On se rend assez vite compte que trop de fioritures tue la fioriture. C’est un conseil que j’ai noté avec attention, parce que je suis très sujette aux adverbes ou aux locutions de type « avec aplomb », « avec douceur », etc. Je trouve que n’employer que des dire rend un texte un peu plat, mais tout est une question d’équilibre, et c’est important de s’appuyer davantage sur l’histoire que sur les adverbes pour faire ressentir la façon dont un personnage va s’exprimer. Je pense que je vais encore avoir besoin de deux ou trois romans pour intégrer vraiment ce conseil dans ma façon d’écrire.

Lire beaucoup et beaucoup écrire

Rien de révolutionnaire là-dedans, mais ça ne mange pas de pain de le rappeler. Ayez toujours un livre sur vous, les journées sont pleines d’occasions de lire. Lire permet d’apprendre comment écrire, et surtout comment ne pas écrire : on a tous en tête des livres qu’on a lus en se disant « Je ne sais pas comment ce truc a réussi à être publié, en tout cas même moi je fais mieux que ça ».

Les textes bien écrits, quant à eux, sont des leçons de style. Encore tout à l’heure, je lisais une citation de Proust dans un musée et ces deux ou trois lignes ont suffi à me rappeler à quel niveau infiniment supérieur se situaient les vraiment bonnes descriptions.

Voici comment King résume le sujet : « Nous lisons donc, entre autres, pour nous familiariser avec le médiocre et le carrément nul ; de telles expériences nous aident à reconnaître médiocrité et nullité quand elles s’immiscent dans nos propres textes et à changer de cap. Nous lisons aussi pour prendre notre mesure face aux bons et aux grands écrivains, pour juger de tout ce qui peut être fait. Et nous lisons enfin pour nous familiariser avec des styles différents. » C’est sans doute sur ce dernier point que je pèche : je lis très majoritairement de la fantasy et des romans historiques, et je me rends bien compte que les clichés de ces genres ont tendance à se retrouver dans mon écriture.

King recommande un programme de 4 à 6 heures de lecture et d’écriture par jour … Ce qui rappelle à toutes les personnes normales que ce monsieur à la chance d’être auteur à plein temps. De façon plus pratique, il suggère de se fixer comme objectif d’écrire mille mots par jour, 6 jours par semaine.

Son point est surtout de dire que plus ces exercices deviennent familiers, moins ils ressemblent à des exercices. C’est comme un musicien passionné : à force de pratiquer des heures par jour, à force de développer son talent, ça devient un besoin et un plaisir plutôt qu’une contrainte.

Comment écrire ?

Bien sûr, chacun écrit à sa manière. King compare des auteurs extrêmement prolifiques, qui écrivent jusqu’à 500 romans, à d’autres comme Harper Lee qui s’est contentée pendant longtemps d’un seul chef-d’œuvre. Sa façon de faire à lui est, une fois lancé dans un projet, de ne pas s’arrêter et d’écrire tous les jours pour garder les personnages bien vivants dans son esprit. Sinon, l’excitation retombe et ça redevient fastidieux. Cette première phase d’écriture doit se faire « la porte fermée », littéralement. « La porte fermée est le moyen de dire au monde comme à vous-même que vous ne plaisantez pas ; que vous êtes sérieusement décidé à écrire, que vous avez l’intention d’aller jusqu’au bout et de faire tout ce qu’il faudra pour ça. » L’idée est de s’atteler à fond à l’écriture, sans distraction ni interférences, idéalement à la même heure chaque jour, jusqu’à avoir atteint l’objectif quotidien qu’on s’est fixé.

Les descriptions

La chose à éviter absolument est d’en arriver à dire « c’était tellement génial / horrible / drôle / fabuleux que je ne sais pas comment le décrire« . En tant qu’écrivain, votre responsabilité est de trouver les mots justes pour décrire les choses, les gens et les situations.

Pour les personnages, King recommande de ne pas trop s’attarder sur les descriptions du physique et des vêtements dans leurs moindres détails (moi qui me suis délectée de descriptions vestimentaires dans mes premières fanfictions, ça m’apprendra). Le truc est d’arriver à trouver quelques détails qui arriveront à faire tourner l’imagination du lecteur. Par exemple : « Carrie White est une lycéenne rejetée par les autres, au teint maladif, dont la garde-robe est celle d’une fashion victim« . Pas besoin de préciser la couleur de sa jupe.

A éviter aussi absolument (et ça, c’est une chose qui m’exaspère foncièrement aussi) : utiliser la description physique comme un raccourci pour rendre compte de la personnalité, avec les yeux bleus pétillant d’intelligence, le menton carré et volontaire du héros, les sourcils arrogants de l’héroïne (ou, comme dans la Passe-Miroir, « l’ovale mélancolique de son visage » …). Les comparaisons et les métaphores sont de meilleurs outils pour illustrer une description.

Les dialogues et les personnages

Sur ces deux points, l’essentiel est de faire quelque chose qui sonne vrai. Prêtez attention à la façon dont se comportent les gens autour de vous, avec leurs complexités, leurs petites manies, etc. Personne ne se résume à un concept, personne n’est seulement « le méchant » ou « le meilleur ami » ou « la pute au grand cœur ». Chacun se voit comme le personnage principal de sa propre histoire. Il faut utiliser leur comportement pour donner des indications sur le fond de leur être. Par exemple au lieu de dire simplement « Annie est déprimée », montrer qu’Annie est « une femme silencieuse, aux cheveux sales, qui se bourre convulsivement de gâteaux ».

Comment relire et corriger ?

Vous avez fini votre premier jet ? Bravo ! D’abord, accordez-vous un peu de repos (surtout si vous avez écrit le texte d’une traite) et éventuellement replongez-vous dans des projets d’écriture différents. Laissez-vous le temps d’oublier un peu ce que vous avez écrit avant de vous lancer dans la relecture. Le délai passé entre écriture et relecture permet « de voir les trous les plus flagrants dans la trame de l’histoire et dans l’élaboration des personnages ». Prenez des notes sur les éléments qu’il faudrait changer, corrigez l’orthographe, et commencez à vous demander si votre histoire à un sens, s’il y a une thématique qui s’en dégage. Cela vous permettra de renforcer ce sens dans la réécriture.

Après une première version « la porte fermée », la technique de King consiste à produire la deuxième mouture « la porte ouverte ». C’est le moment de faire lire votre histoire à quatre ou cinq bêta-lecteurs de confiance. Et s’ils vous font tous des remarques qui vont dans le même sens, vous pourrez les prendre en compte dans votre réécriture.

La règle d’or de la réécriture

Stephen King raconte une anecdote sur un commentaire qu’on lui a fait sur un article qu’il avait écrit :

« Version 2 = Version 1 -10% ». C’est simple : l’idée est de supprimer tout ce qui est inutile. Les mots, d’abord (coucou les adverbes). Resserrer le contexte en faisant démarrer l’histoire au plus près de l’action est aussi une méthode pour « resserrer » le texte sans en perdre l’intrigue ni le charme. Vos bêta-lecteurs peuvent être très utile pour vous dire jusqu’où resserrer le contexte sans nuire à la compréhension du lecteur.

Je suis encore loin de l’objectif puisque ma phase de réécriture a doublé la taille du roman et les corrections ont encore ajouté des pages …

Voilà pour le deuxième article de cette série ! On voit que certains de ces conseils se recoupent avec ceux de l’article précédent, c’est bon signe. Avez-vous lu Ecriture vous-même ? Avez-vous retenu les mêmes éléments, ou bien d’autres ?

Crédits image : JJ Thompson on Unsplash

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12 commentaires sur “Conseils d’écriture de professionnels #2 : Stephen King

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  1. Merci pour cette exposition de ce que Stephen King a écrit sur l’écriture. J’avais vu ça et là des citations que je trouvais pertinente mais je ne sais pas si j’aurai la patience de lire son contexte biographique… Après ça dépend des auteurs, on m’a conseillé Doris Lessing qui parle de sa vie d’écrivain (entre autre) dans une des parties de son auto-biographie et pour l’instant c’est intéressant.
    Bref.

    Je me posais une question peut-être un peu bête : je vois souvent ce conseil au sujet des adverbe en trop et je me demande si ce n’est pas spécifique à la langue anglaise actuelle. On prend un roman de Dickens, il ne lésine pas avec les adverbes. En anglais ‘moderne’ ça fait vite lourd et rébarbatif d’avoir trop d’adverbes. Mais qu’en est-il du français ? Le français tel que je l’utilise est souvent avec des phrases interminables, avec des mots en trop qui feront évanouir Somerset Maugham qui était aussi allergique aux ‘mots en trop’. N’est ce pas ça le charme de français ? Je ne sais pas si l’adverbe dérange autant en français en comparaison avec l’anglais.

    Je suis aussi de l’avis de Stephen King au sujet de la lecture. J’avais aussi vu une citation où il disait que d’après lui la télévision était le pire ennemi de l’auteur… un truc du genre. Et j’ai remarqué que quand je regardais plus de série que je lisais, mon écriture était plus difficile. C’était comme aller contre courant. Par contre, comme toi je trouvais le nombre d’heures de lecture un peu exagéré. Même quand on a du temps en surplus, on a pas autant de temps !!! Mais c’est sûr que j’ai remarqué ce lien entre lecture et écriture. Après, à chacun de trouver son équilibre.

    Je suis assez d’accord avec le reste et je note les conseils pour la reécriture.
    Par contre, je ne sais pas si effacer le surplus est la meilleure chose à faire. Certes ça donne un texte plus digeste, ‘vendable’ mais c’est quand même dommage… Je suis divisée à ce sujet. Effacer l’inutile marche peut être pour le style de roman que M. King publie mais est la bonne chose à faire pour tous les styles d’écriture ? A réfléchir…

    Merci pour cet aperçu. Je le relirai de nouveau plus tard, surtout la partie sur la relecture.

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    1. Je me suis posé la même question sur le sujet des adverbes, je suis d’accord pour dire que c’est sans doute moins gênant en français qu’en anglais. Mais depuis que j’ai ça en tête, je me rends compte que ça ajoute en effet parfois des lourdeurs.
      Je crois d’ailleurs que c’est plutôt ce genre de choses qu’il suggère de retirer quand il parle des -10% : les mots en trop, les phrases interminables … A moins d’avoir le talent de Proust, ça peut rendre le texte indigeste (en tout cas plusieurs de mes bêtas m’ont alertée là-dessus). On peut aussi retirer des passages qui, à la relecture, s’avèrent un peu inutiles et n’apportent ni à l’histoire, ni à la caractérisation des personnages. Cela dit c’est vrai que ça donne un texte plus sec, peut-être trop si on pousse l’exercice à son maximum, et ça correspond sans doute mieux à un livre type thriller qui doit tenir le lecteur en haleine plutôt qu’à quelque chose de plus contemplatif.

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  2. Je crois que c’est l’un des seuls livres qui se revendique d’être un bouquin de conseil d’écriture que j’ai jamais lu, et j’en garde un assez bon souvenir, même si c’était il y a longtemps. Et j’ai justement beaucoup aimé cette mise en contexte où King nous parle depuis sa propre expérience. Je trouve ça précieux pour juger la pertinence de ses conseils, savoir d’où ils viennent.
    Je suis complètement d’accord sur le fait que tout n’est pas bon à prendre, et qu’on n’écrit pas de la même façon en anglais qu’en français. C’est notamment un problème qu’on retrouve quand certains conseillent de ne pas utiliser de verbes faibles ou ternes, ce qui peut être pertinent en anglais où il y a plusieurs nuances modales, mais absurde en français si cela amène à prêcher qu’il faut se débarrasser des auxiliaires être et avoir (et donc renoncer à des formations verbales précieuses et précises et sacrifier le relief temporel du récit)(et de façon générale, ce conseil est issu de l’écriture journalistique, pas de l’écriture de fiction). La langue anglaise s’accommode aussi bien plus des répétitions, c’est traditionnellement moins un problème qu’en français. Il faut bien garder que la traduction à la lettre de ses conseils n’est pas forcément pertinente en fonction de la langue dans laquelle on n’écrit.
    Pour le coup des -10%, c’est assez vrai dans mon cas, mais je crois qu’il y a deux styles d’auteurs sur cette question : ceux qui sur-écrivent et ceux qui sous-écrivent le premier jet. Je connais une auteur dont le premier jet est une espèce de squelette qui va prendre sa chair à la réécriture, donc pour elle, il s’agira d’ajouter 10%. Alors que moi, en effet, j’écris trop, j’en fais des tonnes, il s’agit donc d’élaguer dans l’après-coup.
    L’élément que j’avais le plus retenu c’était d’écrire tous les jours. Qu’on soit clair : j’en suis loin. Mais ça m’avait fait une espèce d’électrochoc à une période où je n’écrivais plus du tout, et ça m’a lentement permis de m’y remettre, même si ce n’était pas toujours sous forme romanesque. Ce fut à la fois un conseil angoissant et très motivant. C’est vraiment cette idée là que je garde de ce bouquin.

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    1. Ecrire tous les jours est un conseil que je retrouve assez souvent pour ma part (je ne sais pas si tu connais la page Facebook de « Writing about Writing », mais c’est vraiment une des choses qu’ils mettent le plus en avant. Je trouve que c’est quelque chose qui est effectivement à la fois très difficile à appliquer (on a tous des vies bien remplies), mais qui fait aussi toute la différence quand on est plongé dans une histoire. Dès qu’écrire arrête d’être un automatisme, on se met à se trouver des excuses : pas ce soir je suis fatiguée, pas ce week-end j’ai trop de choses à faire, pas ce mois-ci je suis pas en forme, pas le suivant je suis stressée par le boulot … Toutes ces excuses sont légitimes, mais à force de toujours les écouter on n’écrit plus.

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      1. C’est tout à fait ça. D’ailleurs c’est quelque chose que j’ai expérimenté plusieurs fois, le fait d’arriver à écrire tous les jours un certain temps, puis à un moment tu te relaches un jour et puis deux, et puis trois… il n’y a pas forcément de bonne réponse, peut être que parfois il faut s’écouter aussi ou prioriser sa vie professionnelle ou sociale, mais faut avoir conscience de cette réalité sans en devenir la victime.

        Aimé par 1 personne

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